Une tentative de réponse à la question du genre moyennement réussie

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Titre : Boys, boys, boys
Auteur : Joy Sorman 
Édition : Folio Gallimard 
Nombre de pages : 128 pages 
Parution : Juin 2007 
ISBN : 9782070346349




 
« Quand il m'a quittée pour une autre vous étiez toutes là pour me dire combien il ne me méritait pas, quand j'ai échoué à mes examens vous étiez toutes là pour me dire qu'un concours c'est aléatoire, quand j'ai négligé de m'inscrire sur les listes électorales vous étiez toutes là pour me dire qu'il n'y avait plus de différence entre la droite et la gauche, quand j'ai eu ma période chanson française vous étiez toutes là pour pleurer avec moi au karaoké sur des tubes de France Gall, quand j'ai porté des jupes sur des pantalons vous étiez toutes là pour me dire que ça affinait ma silhouette. Vous n'avez jamais voulu me faire de la peine, vous m'avez protégée parce que c'est ça le boulot des copines. Maintenant je veux qu'on me pète la gueule. ». Boys, boys, boys est le récit d'une fille qui prend les armes et choisit son camp. Avec un projet, presque un projet secret : échapper au mutisme fatal de ses contemporaines, s'inviter chez les garçons, s'emparer de leur parole virile

Boys, boys, boys c'est un court récit que l'on pourrait qualifier de féministe, même si je ne suis pas sûre que ce soit le mot approprié. En effet, la narratrice se pose la question des genres, qu'est-ce qu'être fille, qu'est-ce qu'être garçon. Elle analyse chaque sexe, mais aussi les couples et le rôle de chaque individu au sein d'une relation.

Ses réflexions sont parfois intéressantes et justifiées, autant parfois j'ai été un peu agacée par cette fille qui pour ne pas rentrer dans le moule du cliché de la « fille » se force à tout faire comme les « garçons ». J'ai trouvé le roman trop axé sur les clichés. Peut-être parce qu'il ne s'agit pas de la même époque, que l'histoire se déroule dans les années 70, et que moi, de mon point de vue en 2015, je trouve ça trop surjoué. On peut aujourd'hui discuter d'autres choses que de vernis à paillettes et de régimes avec ses amies. De même, nous pouvons tenir une conversation avec un garçon sans paraître ridicule. Nous n'avons plus besoin de faire « comme les hommes » pour se faire entendre.

Concernant l'écriture, il faut vraiment être concentré pendant sa lecture car l'auteur utilise beaucoup d'énumérations. Elle fait de longues phrases d'une page parfois, et change régulièrement de pronom. Parfois c'est « elle », parfois « je ». On ne sait plus vraiment qui parle à la fin.

Je suis assez mitigée sur ce roman. Même si l'idée me paraît intéressante, j'ai l'impression que l'auteur ne l'a pas exploité à sa juste valeur.

Pauline, fondatrice de Mangeons les livres

Étudiante en Lettres/Communication/Cultures numériques, j'ai lancé ce blog en 2015 afin d'échanger avec vous sur mes lectures. Cela représente comme une sorte de compromis pour moi qui suis à la fois « geek » et rat de bibliothèque. Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez m'envoyer un email à mangeonsleslivres@gmail.com, et/ou me rejoindre sur mes réseaux sociaux.

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