Un été pas comme les autres

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©sarbacane (clique sur l'image pour voir la couverture en entier)



Titre : Sixteen Kennedy Express
Auteur :  
Édition : Sarbacane
Nombre de pages : 96 pages   
Parution : Février 2014
ISBN : 9782848656717





1968, États Unis, une petite ville « in the middle of nowhere » bordée par les champs de blé à perte de vue et seulement animée par le chantier de son Mall en construction… Rob, 14 ans, a le bras dans le plâtre depuis un stupide accident, qui le prive du bénéfice des petits boulots d’été. Il s’ennuie ferme. Un évènement imprévu (le passage du train funéraire transportant la dépouille de Robert F. Kennedy – assassiné – à travers la moitié des États-Unis) va lui permettre de rencontrer une jeune fille nommée Sixteen qui aura 16 ans à la fin de l’été, et qui : «j’te jure que dès que j’ai 16 ans je me casse de ce bled pourri… ». Rob va partager cet été avec elle, et en tomber fou amoureux. Du haut de ses 14 ans, Il n’y connaît rien aux filles… Aussi handicapé par ses sentiments que par son bras dans le plâtre…

Je me souvenais avoir entendu parler de cet ouvrage il y a un moment maintenant mais jusqu'ici je n'étais jamais tombé dessus à la médiathèque. Et puis il y a quelques jours, en me baladant, je l'ai aperçu dans les rayons. Alors c'est sans réfléchir que je l'ai prise et que je me suis lancée dans la lecture.

Cette bande dessinée assez courte nous plonge dès les premières planches directement à la fin des années 60, avec des références bien entendu à Kennedy, au « rêve américain », mais également à la guerre du Vietnam (et ses ravages). Pour autant, ne vous attendez pas à lire un récit historique : dans ce livre, on suit simplement deux jeunes adolescents qui, au court de l'été de leur quatorze ans, vont fuir l'ennui de leur petite ville morne et presque sans vie à travers diverses ballades et petites enquêtes. 

Enquêtes qui mèneront notamment à des réflexions sur le racisme et la tolérance. Car années 60 obligent, on reste dans un contexte assez difficile. Les étrangers sont très mal perçus, surtout dans cette Amérique profonde. C'est pourquoi j'ai trouvé que se mettre du point de vue de jeunes adolescents était intéressant : ils sont encore innocents, naïfs, ce qui permet de casser plus facilement les préjugés je trouve (bien que les parents aient déjà commencé à façonner leur façon de penser. Par exemple, Rob voue une haine sans pareil aux communistes sans vraiment savoir pourquoi, simplement parce qu'on lui a dit de le faire).

Si au départ les dessins sont assez déroutants (car peu habituels), on s'y fait assez vite. Ils s'accordent très bien à l'histoire, les tons sépias et cet aspect un peu flou font penser à de vieilles photos qui pourraient effectivement dater de ces années-là. Cela donne un petit charme en plus, un côté assez doux à l'histoire. Ce n'est pas la bande dessinée de l'année, mais je la conseillerais assez facilement aux petits et grands !


Pauline, fondatrice de Mangeons les livres

Étudiante en Lettres/Communication/Cultures numériques, j'ai lancé ce blog en 2015 afin d'échanger avec vous sur mes lectures. Cela représente comme une sorte de compromis pour moi qui suis à la fois « geek » et rat de bibliothèque. Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez m'envoyer un email à mangeonsleslivres@gmail.com, et/ou me rejoindre sur mes réseaux sociaux.

2 commentaires:

  1. Décidément j'ai du mal à mettre des commentaires sur ton blog !
    Je disais donc que je partageais ton avis, que l'ambiance était bien retranscrite et les dessins originaux mais le sujet aurait pu être plus approfondi... Je l'ai lu il y a quelques temps et il ne m'en reste plus grand chose ! :/

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    1. Haha! Oui je suis d'accord avec toi, c'est trop court pour en faire vraiment une bonne bande dessinée, c'est dommage :/

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