Un roman tout en douceur



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Titre : La petite fille de Monsieur Linh
Auteur : Philippe Claudel
Édition : Stock
Nombre de pages : 162 pages
Parution : Août 2005
ISBN : 9782234057746





Monsieur Linh est un vieil homme. Il a quitté son village dévasté par la guerre, n’emportant avec lui qu’une petite valise contenant quelques vêtements usagés, une photo jaunie, une poignée de terre de son pays. Dans ses bras, repose un nouveau-né. Les parents de l’enfant sont morts et Monsieur Linh a décidé de partir avec Sang diû, sa petite fille. Après un long voyage en bateau, ils débarquent dans une ville froide et grise, avec des centaines de réfugiés. Monsieur Linh a tout perdu. Il partage désormais un dortoir avec d’autres exilés qui se moquent de sa maladresse. Dans cette ville inconnue où les gens s’ignorent, il va pourtant se faire un ami, Monsieur Bark, un gros homme solitaire. Ils ne parlent pas la même langue, mais ils comprennent la musique des mots et la pudeur des gestes. Monsieur Linh est un cœur simple, brisé par les guerres et les deuils, qui ne vit plus que pour sa petite fille. Philippe Claudel accompagne ses personnages avec respect et délicatesse. Il célèbre les thèmes universels de l’amitié et de la compassion. Ce roman possède la grâce et la limpidité des grands classiques.

Mon installation et mon intégration en Croatie étant maintenant terminées, j’ai enfin trouvé un peu de temps pour me plonger dans un livre. Et il ne m’aura fallu que deux petits jours pour terminer ce merveilleux roman.

Dans cette histoire, on retrouve un certain Monsieur Linh, un homme d’un âge déjà très avancé, qui se doit de quitter son pays suite à la guerre qui y fait rage. Il est accompagné de sa petite fille, Sang diû, à peine âgé de quelques mois, lorsqu’il monte sur le bateau qui l’emmènera vers un pays plus sûr. On apprend alors très vite que toutes les décisions qu’il prendra au fur et à mesure du roman sont prises dans le simple but de protéger sa petite fille. En effet, si cela n’avait tenu qu’à lui, il serait resté dans le pays de ses ancêtres qu’il aimait tant. Mais il estime que Sang diû mérite de grandir dans un monde meilleur et c’est pourquoi il va se battre nuit et jour pour survivre dans un pays dont il ne connaît ni la langue, ni la culture.

C’est un récit très touchant. L’écriture est simple et douce à la fois, comme une chanson. On se sent proche de Monsieur Linh, de ce qu’il ressent. D’autant plus que j’ai moi-même quitté mon pays il y a presque un mois maintenant (pour différentes raisons, bien évidemment) et parfois je comprenais parfaitement ce que ce personnage ressentait. On ne se rend pas compte avant de quitter son pays à quel point nos racines peuvent être puissantes, à quel point les couleurs, les odeurs peuvent nous manquer.

Il y a aussi un côté très humain dans ce livre. Monsieur Linh va faire la rencontre de Monsieur Bark, un personnage tout aussi attendrissant que lui et qui, comme notre protagoniste, n’a pas un passé des plus joyeux. Mais ensemble, et même s'ils ne parlent pas la même langue, ils vont réussir à se redonner le sourire grâce à de simples gestes, de simples attentions, en laissant parler leur cœur tout simplement.

En ce qui concerne la fin, elle est assez surprenante je dois dire, je ne m’y attendais pas du tout. Elle nous permet de beaucoup mieux comprendre le roman, et surtout son titre. Je ne dévoilerais rien là-dessus pour ne pas vous gâcher la surprise, mais je pense honnêtement que si vous vous lancez dans cette lecture, vous ne serez pas déçu.

Pauline, fondatrice de Mangeons les livres

Étudiante en Lettres/Communication/Cultures numériques, j'ai lancé ce blog en 2015 afin d'échanger avec vous sur mes lectures. Cela représente comme une sorte de compromis pour moi qui suis à la fois « geek » et rat de bibliothèque. Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez m'envoyer un email à mangeonsleslivres@gmail.com, et/ou me rejoindre sur mes réseaux sociaux.

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