C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme*

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(clique sur l'image pour voir la couverture en entier)



Titre : Un océan d'amour
Auteur : Wilfrid Lupano et Grégory Panaccione
Édition : Delcourt
Nombre de pages : 224 pages
Parution : Octobre 2014
ISBN : 9782756062105





Chaque matin, Monsieur part pêcher au large des côtes bretonnes. Mais ce jour-là, c'est lui qui est pêché par un effrayant bateau-usine. Pendant ce temps, Madame attend. Sourde aux complaintes des bigoudènes, convaincue que son homme est en vie, elle part à sa recherche. C'est le début d'un périlleux chassé-croisé, sur un océan dans tous ses états. Une histoire muette avec moult mouettes.

Après Zombillénium, je continue ma petite exploration du monde de la BD avec Un océan d'amour. Une fois de plus, c'est une bande dessinée qui ne me serait pas venue à l'esprit de lire si l'on ne me l'avait pas conseillé, et (une fois de plus !) cela aurait été bien dommage.

L'histoire de base est assez simple : chaque matin, un pécheur breton embarque sur son bateau en quête de poissons. Seulement, sa routine se voit bouleversée d'un seul coup par l'arrivée d'un énorme paquebot qui l'attrape dans ses filets. Le vieux pécheur n'a plus d'autres choix que de faire face au bateau et de trouver rapidement un moyen de rentrer. Mais cela ne sera pas chose facile. Entre le mauvais temps et les déboires humains, il est très difficile de survivre en mer. Parallèlement, on a sa femme, une bigoudène très bonne cuisinière et adepte de la broderie, qui ne le voyant pas rentrer le soir, décide de partir pour le retrouver à bord d'une croisière. À son tour, elle se retrouve embarquée dans diverses aventures qui lui vaudront un certain succès.

Il faut savoir que cette BD est muette, on y retrouve quasiment aucune bulle, et jamais une seule avec des paroles. Toutes l'histoire est retranscrite à travers les images. Et quelles images ! Les dessins sont vraiment très expressifs, avec tout un jeu de couleurs et de lumières. On y retrouve beaucoup d'humour mais aussi beaucoup de poésie. J'ai surtout été touché par les magnifiques doubles pages qui apparaissent à chaque grand moment du périple de notre personnage. Elles reflètent tellement bien l'immensité de l'océan (et de la nature de manière générale) face à la petitesse des hommes, mais aussi tous les problèmes que l'humanité a engendré en se développant (pollution de l'eau par les déchets et le pétrole, mise en danger des animaux marins, etc.)

Une histoire en apparence banale mais qui dégage quelque chose de très touchant, très puissant. Si vous avez l'occasion d'y jeter un coup d’œil, n'hésitez pas.

Comme d'habitude, je vous laisse quelques extraits du livre pour vous donner une idée du coup de crayon du dessinateur. 




* Renaud, Dès que le vent soufflera

Pauline, fondatrice de Mangeons les livres

Étudiante en Lettres/Communication/Cultures numériques, j'ai lancé ce blog en 2015 afin d'échanger avec vous sur mes lectures. Cela représente comme une sorte de compromis pour moi qui suis à la fois « geek » et rat de bibliothèque. Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez m'envoyer un email à mangeonsleslivres@gmail.com, et/ou me rejoindre sur mes réseaux sociaux.

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