La jalousie est un vilain défaut

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©Calmann-Lévy
(cliquez sur l'image pour voir la couverture en entier)


Titre : La galerie des jalousies T.2/T.3
Auteur : Marie-Bernadette Dupuy
Édition : Calmann-Lévy
Nombre de pages : 624 pages / 608 pages
Parution : Octobre 2017 / Novembre 2017
ISBN : 9782702160770 /
9782702160787




Mon avis sur les tomes 2 et 3 :

Je ne remercierais jamais assez les éditions Calmann-Lévy de m'avoir fait parvenir cette série, c'est définitivement mon plus gros coup de cœur de l'année ! Quelle merveilleuse façon de la terminer !

Si vous avez lu mon premier article sur cette trilogie, vous vous souvenez peut-être que j'avais quelques appréhensions quant à la suite du récit. Pour rappel, l'histoire se déroule en 1920 dans le village minier de Faymoreau en Vendée, et commence à la suite d'un coup de grisou doublé d'un assassinat. Durant tout le premier tome, on découvre donc tous les personnages à travers l'enquête qui est menée pour retrouver le meurtrier. Meurtrier qui est débusqué à la fin du tome. Donc quel était l'intérêt de poursuivre l'histoire ? 

Et c'est là que l'auteur m'a complétement bluffé. Le meurtre n'était en fait qu'un maillon de l'histoire, une façon d'introduire l'histoire personnelle d'Isaure, héroïne de cette trilogie. J'en parlais déjà dans mon précédent article, mais son évolution est incroyable. La vie n'a jamais été tendre avec elle mais elle a su faire preuve de tellement de courage, de persévérance que j'en suis admirative. 

Dans le tome 1, elle se découvre en tant que femme, elle apprend à penser par elle-même, défiant même les codes de la société de l'époque. Dans le tome 2, elle oscille entre Paris et Faymoreau, entre ses sentiments pour Justin et pour Thomas, entre sa place de gouvernante et son rêve de devenir institutrice. C'est un entre-deux, un tome qui l’amène vraiment à la réflexion, à revoir ses valeurs et son statut. Puis arrive le tome 3, comme un accomplissement, un retournement de situation enfin en la faveur d'Isaure après toutes les horribles choses qu'elle a vécu. Au final, Isaure c'est une féministe dans l'âme qui n'a jamais compris pourquoi on lui interdisait certaines choses à cause de son genre (comme nous toutes d'ailleurs !). Interdictions qu'elle a toujours bravé évidemment ! J'ai notamment adoré le passage où elle passe son permis de conduire, ou la fois où elle a osé se balader dans les rues en pantalon, ce qui était réservé exclusivement aux hommes à l'époque.

À noter également que je me suis réconciliée avec le personnage de Thomas au fil des chapitres, et notamment à partir du tome 3, même si mon coup de cœur reste quand même pour l'inspecteur Justin Devers et sa vision très moderne et avant-gardiste de la vie. De nouveaux personnages font également leur apparition, dont celui de Madame de Mercerin qui m'a particulièrement plu pour multiples raisons que je ne peux vous dévoiler, si ce n'est qu'elle a beaucoup aidé Isaure dans son émancipation.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai complétement été transportée par l'histoire, par les personnages, par l'écriture de l'auteure. Elle a un style tellement doux et fluide, qui décrit très bien les lieux et les états d'âmes des personnages et nous permet de nous fondre dans la masse, de faire véritablement partie de cette histoire.

C'est le genre d'ouvrage qui vous laisse un sentiment de manque après l'avoir terminé. Pendant plusieurs jours, je n'ai pas réussi à lire autre chose car j'étais toujours dans l'euphorie de ce récit. C'était vraiment une lecture parfaite pour cet hiver, avec son lot de drame et de romance, que je ne peux que vivement vous conseiller.

Pauline, fondatrice de Mangeons les livres

Étudiante en Lettres et Communication digitale, j'ai lancé ce blog en 2015 afin d'échanger avec vous sur mes lectures, mais aussi pour garder une trace de toutes ces histoires qui me passent entre les mains. Si vous souhaitez me contacter, vous pouvez m'envoyer un email à mangeonsleslivres@gmail.com, et/ou me rejoindre sur mes réseaux sociaux.

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